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Prénom Céline et Gwendal
Age 26
But du voyage Tourisme
Date de départ 18/02/2009
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Nationalité France
Description
Départ de Los Angeles, route vers le sud mais prêt à changer d'itinéraire au gré des rencontres
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Localisation : Non indiqué
Date du message : 17/02/2009
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 L'avion, la planète et nous

Il n’est pas toujours facile d’être complètement cohérent…

Naturellement sensibles à l’impact de l’homme sur notre planète et inquiets pour l’avenir de notre Terre (on se demande plus quels enfants allons-nous laisser à notre planète plutôt que le contraire…), le fait de voyager et de prendre l’avion pose évidemment un gros problème.

 

L’ONG WWF (www.wwf.org) a créé il y a quelques années le concept d’empreinte écologique. Cela permet de connaître la pression que l’on exerce sur la nature en évaluant la surface productive que l’on a besoin pour notre consommation annuelle. Cette empreinte est évaluée en terme de planète : si tout le monde vit et consomme comme un Français moyen, il faudrait 4,5 planètes, comme un Américain à peu près 9… De quoi remettre sérieusement en question notre modèle de développement, qui semblait admis par tous il n’y a même pas un an.

 

Alors, voyager, pour un écolo, c’est jamais facile : notre trajet en avion de Paris jusqu’à Los Angeles coûte à chacun de nous deux… 1,1 planètes. Comme on dit, ça calme.

Difficile d’être cohérent quand on ne travaille que pour voyager, comme on le faisait tous les deux.

Aussi, cette idée de partir pour un an, si c’est pour découvrir un beau continent et faire le point sur notre vie et notre avenir, elle se traduit aussi en terme écologique. Dans la mesure du possible, on ne prendra l’avion qu’une seule fois cette année, pour arriver à Los Angeles, pour ensuite emprunter des transports terrestres, bien moins polluants.

Evidemment, cela ne résout  pas cette contradiction d’écolo-voyageur. On a un temps pensé à faire le trajet en bateau mais ça paraissait un peu compliqué…

 

Depuis quelques temps, des ONG de développement proposent une « compensation en carbone ». Le but est simple : faire un don à un projet participant au développement durable qui correspondrait à notre dépense en carbone.

Avec notre bonne conscience d’occidental, on a donc déboursé 48¤ chacun pour « compenser » notre voyage. On peut partir l’esprit tranquille… Mais bon, franchement, je ne suis pas sûr que l’impact d’un voyage en avion coûte seulement 48¤…

Et passons sur le fait que ces projets de développement durable se font dans les pays les plus pauvres de la planète, qui sont aussi ceux qui polluent le moins…

 

En tout cas, on a fait ce don à l’ONG CO2solidaire, qui travaille notamment au Ladakh, le Tibet Indien, que l’on aurait du visiter en 2007 si mon ½il ne m’avait pas fait des misères…

Coïncidence heureuse, lorsque nous étions aux portes du Ladakh, dans les montagnes du Cachemire, notre guide nous avait montré un glacier, en haut d’une montagne, en nous expliquant sa fonte inquiétante et le niveau qu’il avait il y a une vingtaine d’années… Quand on vous montre ça au milieu d’un village des premiers Tziganes, vivant en communion totale avec la nature, on ne peut que se sentir coupable de participer à ça…


Note: 4,5/5 - 2 vote(s).






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