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Prénom Céline et Gwendal
Age 26
But du voyage Tourisme
Date de départ 18/02/2009
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Durée du séjour ?
Nationalité France
Description
Départ de Los Angeles, route vers le sud mais prêt à changer d'itinéraire au gré des rencontres
Note: 3,3/5 - 160 vote(s).



Localisation : Guatemala
Date du message : 29/05/2009
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 Changement d ambiance

Nous nous sommes decides a changer de moyen de locomotion, pour un jour: pas de transport collectif mais une magnifique moto pour decouvrir les villages autour du lac. C est Grant, un Australien cool et sympa, qui loue ses deux-roues. En prime, quelques conseils utiles: “alors, cette route jusqu a Santiago, ne la prenez pas: quand elle n est plus asphaltee, c est un get apens, des hommes cagoules et armes vous attendent. Je dis ca, vous faites ce que vous voulez, mais bon, je connais des gens qui se sont fait derobes la-bas”. Cette violence et cette insecurite, on la sentira un peu partout au Guatemala.D ailleurs, les gens que l ont croise ne nous disent pas “au revoir” mais “cuidado” (attention), le plus naturellement du monde . Il faut se renseigner pour prendre le moins de risques…

Au final, ce petit tour en moto fut bien plaisant, malgre les raidards infernaux qui ont montre les limites de notre 125 cm3 et des virages a 90… Une conduite obligatoirement sportive, sur une route cabossee en prime. Et tout le monde se foutait de nous avec nos casques jaunes: ici, on etait les seuls a en avoir. Nous avons quitte San Pedro au bout de deux jours, et nous sommes apercus a quel point ce lieu est le repere des touristes et des hippies: les autres villages autour du lac sont beaucoup plus simples et nous ne verrons plus aucun occidental jusqu au… Nicaragua!

Pour cela, San Pedro est un symbole: a cote des touristes riches, des restos bobos-“hippies”, des hotels de luxe, les locaux, eux, vivent dans des cabanes en tole et ont tous la meme salle de bains et la meme machina a laver: le lac. Tous les matins, c est un rituel: les femmes lavent leurs habits dans le lac, tout en se lavant elles meme et en lavant les plus petits. Du coup, nous avons beaucoup plus resentí cette violence et cette misere (cela va avec) dans les villages alentours. Souvent, nous avons vu au coin des rues des hommes allonges sur le trottoir. Certains dormaient la. D autres gisaient par terre dans une flaque de sang. En attendant un bus, alors que nous dicutions avec deux anciens, un pauvre gars arrive vers nous, le visage en sang, titubant, semblant perdu. Nos deux compagnons semblaient ne meme pas le remarquer. Dans une telle ambiance, on se sent impuissant. Comment pouvait-on aider ce pauvre bougre?

Dans ce contexte d insecurite, l Etat du Guatemala, qui semble quand meme miser beaucoup sur le tourisme, essaie de quadriller le terrain au maximum. Seuls deux villes, Antigua et Guatemala, monopolisent les services touristiques. Ainsi, apres avoir voyage pendant une journee dans les bus locaux pour rejoindre la region des volcans, arrives dans une ville situee a 20km du principal volcan du Guatemala, on ne trouve aucune indication. On nous conseillerait presque de retourner a Antigua, a 100km de la, pour contracter avec une agence… Nous n aurons vu aucun etranger dans ces bus surpeuples, sans air conditionne certes, mais avec une ambiance du feu de dieu a un prix des plus populaires… Nous avons surement perdu du temps mais nous avons ce luxe d en avoir a foison, ce qui n est pas le cas de l argent. Cela nous a permis aussi de rencontrer une vendeuse, dans sa gargotte “Coca Cola”, au pied d un volcan. Accompagnee de sa mere et de sa fille, elle nous parlera de sa vie:”je commence mes journees a 6h du matin ici, ou je propose a manger et a boire. Je la termine a 20h. Tous les jours de la semaine, et tous les jours de l annee”. On lui demande si la gargotte en tole est a elle. “Non, je la loue, comme l emplacement, que je loue a la mairie. C est beaucoup trop cher, je ne pourrais jamais me l acheter.” Combien peut couter cette vulgaire cabane en tole, sponsorise par Coca Cola (“Profitez de la vie” dit la pub sur la cabane…)? Le microcredit aurait son utilite dans les endroits ou il n existe pas… Sa mere, qui devait tenir la “boutique” avant elle, reste silencieuse. Elle ne parle que la langue locale et ne comprend pas l Espagnol. Pour sa fille, c est deja une chance “grace a Dieu” qu elle parle le Castillan, et elle le verrait presque comme un privilege. On ne pourra pas prendre de photos de la famille: la mere demandait quelques pieces pour cela. On les laissera la, en se disant qu elles vont passer presque les deux tiers du reste de leur vie assises ici…

Mais malgre cette misere, la joie de vivre existe ici, et en grand. Il suffit de voir comment tous les jeunes se retrouvent tous les soirs sur le terrain de basket pour jouer.. au foot et au basket en meme temps. Dans ce meli melo, il y a au moins 4 matches a la fois. Les filles jouent aussi, parfois en tenue traditionnelle. Avoir un terrain pour s amuser est une chance ici. Sur un autre terrain de foot, on verra 44 joueurs: Quatre equipes joueront en meme temps deux matches, avec les gardiens qui se relaient suivant qui attaque. Et quand deux equipes attaquent sur le meme but? Ces questions ne se posent pas ici…



Etapes :
Escuintla

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Par vinq35

le 04/06/2009 à 16:54:16

Salut,
Heureux de voir Gwendal que tu as retrouvé ton rasoir.
Les radars automatiques, il resemble à quoi au Guatemala, vous avez fait attention??????
En tout cas les photos sont magnifiques, continuez comme cela à nous faire réver.
A+
Vincent

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